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Florentin BOBIA
Secrétaire Général chargé de la justice, des droits et des libertés.
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LE COPACI DEMANDE DE NOUVEAUX ACCORDS EN TERRE IVOIRIENNE.
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Le Bureau politique du COPACI (Courant de pensée et d’Action de Côte-d’Ivoire), vu la dégradation progressive de la situation sociopolitique en Côte-d’Ivoire, a tenu une réunion extraordinaire ce samedi 23 Janvier 2010, aux fins d’analyser la situation socio-politique du pays et de faire des recommandations.
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I-ANALYSE DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
I.1 : De l’exclusion sur la liste électorale :
-Le processus électoral se trouve entaché de certaines irrégularités consistant en de graves violations des droits civiques de nombreux ivoiriens exclus de l’enrôlement par la mauvaise organisation de cette opération par la CEI, et du règlement du contentieux par la volonté du premier ministre, traduite dans son communiqué daté du 16 janvier 2010.Tout ces faits montrent manifestement que les futures élections auront lieu sur la base d’une liste électorale injustement exclusive et attentatoire aux principes de la démocratie.
I.2: De la crise de confiance de la CEI :
-A l’état actuel du processus électoral, la Commission électorale indépendante, par les actes de son Président, Monsieur Beugré Mambé, accusé à tort ou à raison d’avoir frauduleusement inscrit 429.000 personnes sur la liste électorale, est l’objet d’une grave crise de confiance dont le non règlement juste et unanime pourrait compromettre l’avancée du processus électoral et le retour à la paix par des élections libres, démocratiques et transparentes. Cette crise était plus ou moins prévisible par la nature de la composition politique de la Commission centrale de la CEI, dont la conséquence, dans le cadre du règlement de cette crise particulière, est la radicalisation des positions contradictoires des partis politiques qui y sont représentés.
I.3 : Le désarmement et du redéploiement de l’administration.
-Le désarmement des rebelles, des milices et le redéploiement de l’administration, devant garantir la tenue des élections dans le cadre constitutionnel exigé, ne sont restés que des actes purement symboliques, dont l’effectivité est encore loin d’être observée sur le terrain. Les rebelles continuent de prospérer par des actes arbitraires, la violence, le pillage des richesses du pays dans les zones qu’ils occupent. L’unité et l’intégrité du territoire ne sont donc pas effectives, ainsi que le climat sécuritaire devant garantir la bonne tenue des élections libres, démocratiques et transparentes.
I.4 : Des risques de violences politiques
- L’actualité socio-politique est aussi dominée par de fortes tensions entre les militants et sympathisants du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la Paix) et ceux du camp présidentiel. Dans ce contexte, une marche est projetée ce mardi 26 janvier 2010 par les militants et sympathisants du RHDP pour, disent-ils, « Libérer la radio et la télévision ivoirienne ». Le climat politique dans lequel cette marche aura lieu, les intensions voilées et dévoilées de ses organisateurs, les risques de débordements et de dérives pouvant déboucher sur des violences gravissimes, ne garantissent pas le respect de l’ordre public et la quiétude des paisibles populations. Toute violence politique sera manifestement une violation du code de bonne conduite du 24 avril 2008 en ses articles 6 et 11, signé par le FPI, le PDCI et le RDR, et issu de l’Accord politique de Ouagadougou du 4 mars 2007 dont ils sont eux même les seuls bénéficiaires.
I.5 : De l’échec de tous les accords politiques
- Au regard de tout ce qui précède, le Bureau politique du COPACI constate avec regret l’échec de tous les accords politiques signés depuis le début de la crise survenue le 19 septembre 2002. La crise, jusque là endormie par ces différents accords, se réveille progressivement de son profond sommeil. Les passions politiques et la libido du pouvoir des uns et des autres, notamment des partis signataires des accords de Linas-Marcoussis, ne sont pas de nature à garantir une sortie définitive de la crise et la paix sociale que ces différents accords étaient sensés apporter. La situation actuelle de ni paix ni guerre et de non tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes, est un Ersatz dont le peuple ivoirien ne saurait indéfiniment s’accommoder.
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II- RECOMMANDATIONS DU BUREAU POLITIQUE DU COPACI
Considérant son analyse de la situation socio-politique, le bureau politique du COPACI fait les recommandations suivantes :
II.1- La nécessité de nouveaux accords politiques
Les limites et les échecs des accords successifs dans le règlement de la crise ivoirienne rendent nécessaire la signature, en Côte d’Ivoire, de nouveaux accords politiques inter ivoiriens incluant tous les partis politiques et associations de la société civile légalement constitués. Ces nouveaux accords devront apporter des solutions adéquates, réalistes et définitives à la crise.
II.2- Le maintien de l’ordre public
En vue de garantir la paix sociale, le Bureau politique du COPACI demande aux autorités chargées du maintien de l’ordre, de la sécurité des biens et des personnes, d’user de tous les moyens légaux à leur disposition pour maintenir l’ordre public, afin d’épargner aux ivoiriens et aux populations vivant en Côte d’Ivoire, ayant déjà lourdement payé le prix de cette crise, d’autres souffrances et tribulations.
II.3- Du respect de la constitution
En cas de persistance du non respect des accords politiques signés par les partis politiques signataires des accords de Linas-Marcoussis, réunis au sein du gouvernement d'union nationale, de la persistance de leurs querelles d’intérêts obscures et égoïstes, au détriment de l’intérêt supérieur de la nation, du bien être général des ivoiriens, le Bureau politique du COPACI préconise un retour à la légalité constitutionnelle, l’annulation de toutes les dérogations dont jouissent certains acteurs de la crise, une reconsidération du processus électoral, ainsi que des candidatures à la présidence de la république, de la composition de la CEI, dans le strict respect de la constitution et du code électoral originel de 2000.
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Par le Bureau Politique du COPACI
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UN COMBAT POUR LA DÉMOCRATIE.
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Ivoiriens, ivoiriennes, le COPACI vous parle
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Une délégation du COPACI (Courant de Pensée et d'Action de Côte d'Ivoire) s'est rendue le 16 septembre 2009 à la Cour Pénale Internationale de La Haye pour y déposer une motion.
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La délégation était principalement composée du Président du parti, Monsieur Blaise Pascal Logbo et de son Secrétaire général chargé de la Justice, des droits et des libertés, Monsieur Bobia Florentin.
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En l'absence du Procureur Luis Moreno Ocampo, la délégation du COPACI, après une occupation de 3 heures de l'entrée principale de la cour pour afficher tout son engagement, a été reçue par ses collaborateurs avec lesquels elle a abordé le dossier ivoirien.
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Interrogé sur la facture judiciaire de la crise ivoirienne, le Président Logbo dit être déterminé à aller jusqu'au bout pour que justice soit rendue à toutes les victimes de cette guerre. Le COPACI, disons le, projette un sit-in devant la CPI. A cet effet, le Président LOGBO invite tous les ivoiriens épris de paix et de justice à rejoindre son parti dans ce combat contre l'impunité.
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Il dit ne pas croire à toutes ces proclamations retentissantes de pardon et de réconciliation émanant de certains politiques. Il fonde son incrédulité sur le forum pour réconciliation nationale tenu en 2001 par la volonté du Président Laurent Gbagbo. Ce forum était destiné à apporter la paix en Côte d'Ivoire.
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A ce forum, hommes politiques et acteurs de la société civile avaient prêché l'amour, le pardon, la réconciliation et la paix pour la Côte d'Ivoire au bord de l'implosion. Ces proclamations, en réalité, non sincères, n'ont pu empêcher la rébellion du 19 septembre 2002 qui s'est préparée de toute pièce par Soro et ses hommes au Burkina fasso, "le pays frère".
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Cette rébellion continue d'être soutenue par certains hommes politiques ivoiriens et étrangers dont les masques tomberont un jour. Le COPACI est convaincu que seule la justice, et non les mots vidés de leur sens, peut contribuer à l'instauration d'une véritable paix durable en Côte d'Ivoire.
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