Exigeons ensemble, l'enrolement et l'identification de tous les ivoiriens où qu'ils soient. Etre électeur et élligible est un droit civique non négociable pour tous.
Le COurant de Pensée et d’Action de Côte d’Ivoire
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Florentin BOBIA
Conseiller Spécial Chargé de la justice,
des libertés publiques et des droits de l’Homme
 
CISSE IBRAHAM BACONGO ACCUSE LE RHDP DE FRAUDE.
Mr Cissé Ibraham Bacongo, Directeur de campagne du candidat Alassane Ouattara à Abidjan Sud, et ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, vient de faire une double révélation aux ivoiriens qui suivent de près l’actualité politique de leur pays. L’homme Cissé vient de révéler sont état moral et celui du groupement politique auquel il appartient, à savoir le RHDP (Le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la Paix). Cissé Bacongo s’est révélé comme un adepte du mensonge et de la fraude et à révélée le RHDP comme une association de fraudeurs, loin d’être des partisans de la démocratie et de la paix, comme ils le prétendent. De quoi s’agit-il précisément ? Pour comprendre cette double révélation, il faudra opérer une analyse comparative de l’interview que Mr Cissé Bacongo a accordée le vendredi 5 février 2010 au quotidien Le Nouveau réveil N°2439 et de la déclaration du RHDP parue le même jour dans les quotidiens Notre Voie N°3501 et Inter N°3521.
Dans son Interview, Bacongo, « l’artiste-comédien », accuse le FPI d’être à l’origine de la fraude sur la liste électorale. Pour Bacongo, le FPI, en se fiant au patronyme des personnes inscrites sur la liste des 429.000 personnes, a considéré ceux-ci comme ses potentiels électeurs. Sur la base de cette considération ou de ce préjugé politico-patronymique, le FPI décide d’impliquer Mr Mambé dans sa tentative de fraude. Mambé s’oppose à cette fraude planifiée par le FPI. Dès lors le FPI a décidé de se venger de Mr Mambé, de lui faire payer son refus de collaborer. L’éloquence de Cissé Bacongo pourra mieux nous éclairer sur sujet en ces termes : « Le Fpi avait voulu, après avoir tenté à plusieurs reprises, que le président Mambé injecte les 429.000 personnes. Lui, il ne vous le dira pas parce qu'il a de la retenue. Le Fpi avait voulu que Mambé intègre les 429.000 sur la liste parce qu'ils se sont aperçus, en regardant l'architecture, la composition des noms, les noms qu'ils considèrent comme étant des potentiels Fpi étaient majoritaires. Ils se sont aperçus de ce que ces 429.000 personnes étaient majoritairement de leur bord. Donc, ils ont voulu que Mambé les intègre. Et, Mambé a dit non, la procédure est que ces personnes fassent au moins une réclamation. (…). N'ayant pas réussi à obtenir de Mambé qu'il intègre de façon frauduleuse les 429.000 personnes, ils ont demandé qu'ils prorogent le délai de réclamation devant les Cei. Le même Mambé leur dit "Je n'ai aucun pouvoir pour le faire. C'est vous seuls qui avez le pouvoir, c'est-à-dire, vous seuls membres du Cpc. Vous allez à un Cpc à Ouaga, vous pourriez décider de proroger le délai. En ce moment, ceux qui sont sur la liste des 429.000 pourront venir faire la réclamation. Donc, deux "NON", le premier refus imposé pour intégrer les noms des 429.000 personnes de façon frauduleuse et le deuxième, de proroger. Voilà les deux refus qui ont mis le Fpi dans cette situation. Donc, ils considèrent que Mambé a fait ceci, a fait cela. Mais, ils trouvent là, la chance de leur vie. Je dis bien qu'ils ont trouvé la chance de leur vie parce qu'ils cherchaient bien quelque chose. »
Cissé Bacongo aurait peut-être réussi sont grand coup de mensonge politique si la déclaration du RHDP n’était apparu le même jour pour à la fois le contredire et lui donner raison. Entendons bien un extrait de cette déclaration pour tout comprendre. Dans sa déclaration le RHDP dit ceci : « Le directoire du Rhdp considère que tous les acquis du processus électoral doivent être impérativement préservés pour ne pas retarder l'élection présidentielle. Il s'agit principalement : (...) 2- Des 1.033.000 enrôlés figurant sur la liste grise et qui ont été invités à justifier leur statut d'électeurs potentiels auprès des Cei locales. Au 9 janvier 2010, à l'expiration du dernier délai qui leur était accordé, 465.000 pétitionnaires sur les 1.033.000 ont été traités de façon consensuelle et considérés comme pouvant être intégrés à la liste électorale. Ces deux chiffres additionnés donnent 5.765.000 électeurs potentiels. C’est aussi un autre acquis. » Cette déclaration du RHDP contredit Cissé Bacongo, en ce sens que ce n’est pas le FPI qui demande l’inscription des 429.000 personnes sur la liste électorale, mais plutôt le RHDP qui considère le croisement ayant produit cette liste des 429.000 personnes comme un acquis du processus électoral. Et pour le RHDP, il est clair et normal que cet acquis doit être « impérativement » préservé, ce qui signifie pour lui que les 429.000 personnes doivent figurer sur la liste électorale définitive. Cissé Bacongo, sur la base de son accusation et au regard cette déclaration, peut-il soutenir que les responsables du RHDP ont perdu la raison au point de vouloir travailler à l’élection du candidat du FPI ? NON…Car si tel était le cas, le FPI aurait applaudi et soutenu cette demande du RHDP. A l’évidence, cette demande du RHDP de la préservation impérative de cet acquis montre bien qu’il n’agit qu’à son avantage, et que c’est bien lui qui est à la l’origine de cette fraude basée sur le préjugé politico-patronymique. En réalité, ce que Cissé Bacongo dit du FPI au sujet de ces 429.000 personnes est plutôt valable pour le RHDP.
C’est ainsi que la scène politique ivoirienne définit aussi comme une école de comédie, mais d’une triste comédie, basée sur l’hideux mensonge. Le comique sur cette scène est que le voleur poursuivi finit par se retourner contre celui qui le poursuit pour l’accuser en retour d’être le voleur. Finalement ceux qui ne savent pas discerner les choses tombent dans la confusion créée par le véritable voleur. Et l’observateur curieux ne peut que rire à la vue de cette confusion. Son rire est la preuve que nos politiques-comédiens ou comédiens-politiques sont des virtuoses.
Zéka Togui, Copaci_infomail
« Parce que l’information et la communication influencent le cours de l’histoire, notre devoir est de l’influencer positivement pour le bonheur de l’humanité, par la recherche perpétuelle de l’objectivité et de la vérité, sans toutefois ignorer les dangers du langages. » ZEKA TOGUI
 
UN COMBAT POUR LA DÉMOCRATIE.  
Ivoiriens, ivoiriennes, le COPACI vous parle
Une délégation du COPACI (Courant de Pensée et d'Action de Côte d'Ivoire) s'est rendue le 16 septembre 2009 à la Cour Pénale Internationale de La Haye pour y déposer une motion.
 
La délégation était principalement composée du Président du parti, Monsieur Blaise Pascal Logbo et de son Secrétaire général chargé de la Justice, des droits et des libertés, Monsieur Bobia Florentin.
 
En l'absence du Procureur Luis Moreno Ocampo, la délégation du COPACI, après une occupation de 3 heures de l'entrée principale de la cour pour afficher tout son engagement, a été reçue par ses collaborateurs avec lesquels elle a abordé le dossier ivoirien.
 
Interrogé sur la facture judiciaire de la crise ivoirienne, le Président Logbo dit être déterminé à aller jusqu'au bout pour que justice soit rendue à toutes les victimes de cette guerre. Le COPACI, disons le, projette un sit-in devant la CPI. A cet effet, le Président LOGBO invite tous les ivoiriens épris de paix et de justice à rejoindre son parti dans ce combat contre l'impunité.
 
Il dit ne pas croire à toutes ces proclamations retentissantes de pardon et de réconciliation émanant de certains politiques. Il fonde son incrédulité sur le forum pour réconciliation nationale tenu en 2001 par la volonté du Président Laurent Gbagbo. Ce forum était destiné à apporter la paix en Côte d'Ivoire.
 
A ce forum, hommes politiques et acteurs de la société civile avaient prêché l'amour, le pardon, la réconciliation et la paix pour la Côte d'Ivoire au bord de l'implosion. Ces proclamations, en réalité, non sincères, n'ont pu empêcher la rébellion du 19 septembre 2002 qui s'est préparée de toute pièce par Soro et ses hommes au Burkina fasso, "le pays frère".
 
Cette rébellion continue d'être soutenue par certains hommes politiques ivoiriens et étrangers dont les masques tomberont un jour. Le COPACI est convaincu que seule la justice, et non les mots vidés de leur sens, peut contribuer à l'instauration d'une véritable paix durable en Côte d'Ivoire.
 
 
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